LES NOURRITURES NOVARINA

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LES NOURRITURES NOVARINA 2006

« Mâcher et manger le texte. Le Spectateur aveugle doit entendre, croquer et déglutir, se demander ce que ça mange là-bas sur ce plateau »


Lorsque j?ai ouvert le lavoir moderne parisien en février 1986, Valère Novarina concoctait sa première mise en scène avec Le drame de la vie.
L' anniversaire de 20 ans devant être célébré comme un festin de théâtre, fait d'humanité, de langues et de désirs anthropophages, je proposais à Valère de s'associer un temps à l'espace; le lavoir s'étant largement nourrie de cette rencontre fructueuse avec l?auteur d?une langue qui déguste les mots en compositions variés et rend une nature humaine complexe mais curieusement digeste.


« J'entendais le temps avec mes oreilles. La langue française était mon professeur d'inconnu. J'ai demandé à l'Animal du temps de me manger. J'étais sur terre non pour être homme, mais pour émettre sans cesse des figures humaines. »


Ceci entendu, l?émetteur de figures humaines, Valére, et le passeur de formes vivantes et comestibles, moi-même, vous proposent une variété d?aliments, de victuailles de mots, de mets de chairs, de paroles dégluties :


« Il aurait voulu refaire toute la chair à partir des paroles. »



Appétit oblige, Novarina rentre à la Comédie Française, et Valère sort au Lavoir ; entrée, plat, sortie, à vous de composer le menu...



Hervé Breuil, direction artistique.





Pour son 20ème anniversaire, Lavoir moderne parisien traverse le temps de théâtre, l?espace théorique, et la nature humaine, avec les nourritures Novarina:


- « Vous qui habitez le temps »,
- « L?avant dernier des hommes »
- « L?opérette imaginaire »,
- « Devant la parole »,
- « Le Monologue d?Adramélech »,
- « Pour Louis de Funés »,
- « Le discours aux animaux »


et LES FESTINS NOVARINA : samedi 25 Février, soirée musicale Christian PACCOUD interpréte les chansons Novarina avec les acteurs.


LIBRAIRIE, LECTURE, PROJECTIONS
Samedi 28 Janvier 20H30
Lectures par Valère Novarina avec les Edition P.O L

de L?Espace furieux , Lumières du corps, et présentation de La scène (DVD), Au Dieu Inconnu suivi de Sauve qui peut (CD).

L'ESPACE FURIEUX à la Comédie Française

Valère Novarina entre au répertoire de la Comédie-Française avec L?Espace Furieux. Comme un évangile profane, L?Espace furieux raconte comment le Verbe se fait chair et comment il agit parmi nous. Histoire essentielle pour les comédiens et fascinante pour tous ceux qui croient au pouvoir de la Parole.
Mis en scène par l?auteur avec Christine Fersen, Catherine Salviat, Gérard Giroudon, Véronique Vella, Alexandre Pavloff, Daniel Znyk, François Chattot, Richard Pierre et Christian Paccoud.
Salle Richelieu du samedi 21 janvier à mai 2006 en alternance
Tarif préférentiel pour les abonnés du LMP ou sur présentation du billet d?un des spectacles des Nourritures Novarina
Réservation au LMP : resa@rueleon.net ou 01 42 52 09 14.

Le site de Valère Novarina

L'OPERETTE IMAGINAIRE extrait 1mn
10 01 2006
l?opérette imaginaire
(prologue, acte III)
de valère novarina

mise en scène marie ballet
et jean bellorini
musiques
Gounod, Haendel, Mozart, Schubert
« La vraie humanité est-elle arrivée ? »

? L?Opérette imaginaire (PROLOGUE, ACTE III)

Du 10 au 27 janvier 2006 à 21h, du mardi au vendredi.
mise en scène marie ballet et jean bellorini
durée 1h30
un spectacle de Marie Ballet et Jean Bellorini
musiques Gounod, Haendel, Mozart, Schubert
Composition originale Jean Bellorini
Distribution : Marion Amiaud, Charlotte Arrighi de Casanova, Aurélie Cohen, Karyll Elgrichi, Matthieu Fayette, Jean-Christophe Folly, Isabelle Maguin, Jérémie Sonntag.
Orchestre : Jean Bellorini, piano, Aurélie Verrier, violoncelle, Olivier
Martin ténor, percussions, Céline Ottria alto, violon, Amélie Porteu soprano, accordéon.

S'il y a un sujet, un fil à suivre au long de cette « Opérette Imaginaire »,
si cette écriture déroutante, irraisonnée est loin d'être absurde, c'est
qu'elle ne déconstruit rien, au contraire, elle ne cesse d'élaborer, au-delà
du sens et de toute compréhension, un monde où serait possible la vraie
rencontre avec l'Humanité.
Amour, fraternité, solitudes, l'Opérette ne fait que parler des hommes -
avec dérision toujours - de ce qui les unit et de ce qui les désunit.
Les personnages entrent porteurs de noms abstraits : E Muet, Femme
pantagonique, Galoupe. Huit pantins à parole vides de chair et d'émotion,
automates qui profèrent des mots, des énoncés. Peu à peu les Rencontres,
avec la parole, avec les autres personnages, avec la Mort, avec le public,
vont éveiller en eux ce qu'il y a d'émotion. Au bout de cette traversée, qui
est comme une seule et même respiration, réside l'espoir d'une humanité
nouvelle.

La compagnie est née en 2000 de la collaboration de Marie Ballet et de Jean Bellorini sur Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor. Cette rencontre définit la spécificité de la compagnie : une interrogation sur les rapports entre musique et théâtre. L?ensemble de la troupe a suivi une formation au sein de l?Ecole Claude Mathieu.


Marie Ballet
En 2000, elle entre à l?école Claude Mathieu, après avoir achevé ses études de Lettres Supérieures en obtenant une licence de Lettres Modernes, une licence d?Anglais et un DEA de Philosophie à l?Université de Paris X-Nanterre. A l?automne 2003, elle joue avec notamment Jean-Pierre Kalfon dans La Cuisine d?Elvis de Lee Hall, sous la direction de Marion Bierry, en décembre 2004, elle participe à un stage sur Tchekhov animé par Gloria Paris au Théâtre de la Tempête.
Elle prépare actuellement un spectacle sur La Chanson d?Amour et de Mort du Cornette Christpoh Rilke de Rainer Maria Rilke avec Juliette Ciesla, pianiste et un spectacle sur Daniil Harms avec Olivier Martin-Salvan et Nicolas Vial. Elle fait partie, depuis septembre 2005, de « l'Unité nomade de formation à
la mise en scène » au Conservatoire National Supérieur de Paris.


Jean Bellorini
Comédien formé à l?école Claude Mathieu et auprès de Michel Jusforgues. En juillet 2000, il participe aux « Rencontres Jacques Copeau » et joue dans Le Renard du Nord de N.Renaude (m.e.s. Christian Germain), spectacle dont il a également réalisé les arrangements vocaux. Il travaille avec Catherine Dasté, Elisabeth Chailloux, Catherine Lagarde et Nathalie Rafal.
En 2001, il crée un spectacle musical Le Porte-manteau, en 2002, il conçoit et met en scène Piaf, l?Ombre de la Rue, spectacle créé à Paris (Théâtre du Renard) et actuellement en tournée.
En 2004, il compose la musique de Adèle a ses raisons de Jacques Hadjaje (Théâtre 13, Paris).
Depuis 2003, il dirige la partie musicale des Auditions Professionnelles de l'Ecole Claude Mathieu en collaboration avec Jacques Hadjaje dans des spectacles autour d?O.von Horváth et B.Brecht.






? Le Monologue d?Adramélech

Extrait de la pièce « Le Babil des classes dangereuses »

Du 1er au 10 février 2006 à 19h15
(relâche le dimanche )
Compagnie Les Vifs (en collaboration avec la compagnie Claude Buchvald)
par Régis Kermorvant et Bastien Thelliez

« C?est alors que s?élève la voix d?Adramélech, à midi, en plein milieu du Babil? »

Tout au long de la création d?Adramélech, les deux acteurs ont travaillé sur ce qui les a animé lors
de la découverte de ce texte : la multiplicité des voix, la traversée du monologue le plus long du monde, un rythme effréné et la danse perpétuelle de la langue.

Adramélech parle par trop plein d?air. Machine à respirer, acteur au travail, il déverse un flot de paroles ininterrompu jusqu'à son dernier souffle, jusqu?aux derniers mots. Les deux acteurs opèrent alors une déblatération. La parole d?Adramélech débordant de leurs bouches refuse, réfute, renverse et retourne tout. Adramélech s?épanche, il se vide, prend la parole : les autres, la femme, l? «autre» qui est en «moi», le temps, Dieu ; tous lui sont révélés pour être expulsés hors de son corps et poser toujours la même question sans réponse : pourquoi sommes-nous ?

Adramélech, roi du drame, est sur scène pour parler de sa vie. Sa simple et pure action est de dire, de s?adresser directement et concrètement au public, de répandre son flot de paroles. Il vient parler à ses semblables à travers le vrai : l?émotion, le sensible, les sens des spectateurs, ouvriers du système, lui, ouvrier de la langue. Il leur donne à voir, à entendre, à ressentir, à «manger».
Adramélech est multiple. ÿ travers sa parole, de multiples personnages traversent l?espace et prennent vie sur scène.
Les deux acteurs ont voulu garder intact ce flot de paroles et ne pas le distribuer tel un dialogue de différents personnages. Ils ont préféré être deux corps au service du texte, deux voix au service d?Adramélech, deux solistes sur la même partition. S?inspirant du free jazz de Davis et Coltrane, ils ont voulu utiliser leurs instruments à air pour faire vivre le même personnage.
La parole les traverse ; ils se la donnent, se la prennent, ils s?y rejoignent ou se l?envoient, ils se répondent et s?appellent.

ÿ chaque représentation, un nouveau rythme d?échange, de choeur et de silence apparaît. A chaque
représentation, Adramélech renaît et les deux acteurs redécouvrent le texte. Le comique surgit alors de ce rythme, et non de l?interprétation. La langue et les sons deviennent musique et rythme.
Le Monologue d?Adramélech, représentations données en juin 2005 au Kiosque Flottant, Paris



Régis Kermorvant et Bastien Thelliez découvrent Adramélech et son language, dans les ateliers de Claude Buchvald à l?université de Paris 8. Ils participent à des mises en scène de Claude Buchvald (l?Opérette Imaginaire), de Claude Merlin, Cécile Duval ou Laurent Colomb( Show Chouf à Magic Disco, polyphonie musicale), en 2004 ils jouent dans « Morderegrippipiotabirofreluchambulerurecoquelurintimpanems », mise en scène par Claude Buchvald d?après Rabelais, dans cette pièce encore ils travaillent la langue, sa poésie, sa puissance d?évocation.





? Discours aux animaux

(1ère Partie : l?Animal du temps)
Le 15 février 2006 à 19h15
Lecture par André Marcon,
suivie d?une rencontre avec Valère Novarina et Lucien Attoun.

"Un homme parle à des animaux, c'est-à-dire à des êtres sans réponse. Il parle à trois cents yeux muets. Il prononce Le Discours aux animaux qui est une suite de onze "promenades", une navigation dans l'intérieur, c'est-à-dire d'abord dans sa langue et dans ses mots. Un homme parle à des animaux et ainsi il leur parle des choses dont on ne parle pas : de ce que nous vivons par exemple, quand nous sommes portés à nos extrêmes, écartelés, dans la plus grande obscurité et pas loin d'une lumière, sans mots et proches d'un dénouement."
André Marcon est un élève de Jean Dasté.A la demande d'Alain Françon, il participe à la création du Théâtre Eclaté d'Annecy. Au théâtre, il travaille avec les plus grands, notamment avec Alain Françon, Bernard Sobel, Roger Planchon, Jacques Lassalle, Bruno Bayen, Valère Novarina, Jean-Pierre Vincent, Georges Lavaudant, Klaus Michaël Grüber, Peter Zadek, Jean-Louis Benoît, Didier Bezace, Michelle Marquais?Au cinéma, il a tourné sous la direction de Edwin Baily, Marion Vernoux, Bernard Stora, Michel Deville, Alain Tanner, Jean-Luc Godard, Christine Pascal, Jacques Rivette, Yves Angelo, Olivier Assayas, Bianca Conti Rossini, Vincent Pérez, Olivier Dahan?


...Pour Louis de Funes
Du jeudi 16 février 2006 au dimanche 19 février 2006
19H15 DIMANCHE 16H
Tarif 15 ? abonné 10?


Par la compagnie La Mémoire et l'Instant, collaboration artistique, création gobo : Christine Lapsca
Création lumière : Sébastiao Tadzio Durée : 55 minutes
avec Michel Sigalla


« Louis de Funès en savait plus sur l'homme que tous les experts en humanitude, orthoscénistes,
anthropothérapeutes, spécialistes du foie, des synapses, des communications, experts en castration,
syntagmeurs de Dogon, fléchisseurs de langues agglutinantes et mensurateurs des zones de Broca. » Valère Novarina
La compagnie La Mémoire et l'Instant pourrait avoir comme devise une citation de Baal Chem Tov « Dans le souvenir est le secret de la rédemption ». Les travaux théâtraux qu'elle entreprend ont pour toile de fond une recherche de délivrance par rapport au drame que vit chaque homme : celui de porter en lui, en même temps, la corruptibilité et l'incorruptibilité.
Il me semble que l'on joue un texte uniquement s'il y a une forte volonté intérieure. « Pour Louis de Funès » parle de l'acteur comme jamais je ne l'avais vu imprimé. J'ai toujours été hanté par l'acteur qui joue pour se délivrer de sa condition humaine. Parce qu'il sait qu'il va mourir, il le rappelle aux autres hommes et femmes qui sont devant lui, et cela dans l'expression la plus lumineuse de la vie.

Michel Sigalla, comédien et metteur en scène, suit un chemin théâtral éclectique. Il a travaillé avec
François Darbon, Max Naldini, Christian Rist, Sylvain Maurice, Piotr Fomenko, Alain Recoing, Emmanuel Vacca .et poursuit son travail avec sa propre compagnie « laMémoire et l'Instant » qu'il a créé avec ChristineLapsca.
Il a notamment interprété Maupassant, Regnard, Jean Tardieu (Le professeur Froeppel) et s'est tourné ensuite vers la littérature russe où il a mis en scène Vassili Grossman (Vie et destin) et Dostoïevski (les nuits Blanches). Récemment il a créé « L'homme qui voulait sauver les femmes » d'après « Semmelweis » de Louis-Ferdinand Céline, adaptation d'une thèse de médecine pour théâtre et marionnettes, au théâtre de l'Opprimé et aufestival Marto.Il jouera dans « Mon vieux Vilbure », un spectacle d'Yves Chevallier, qui sera présenté en mars-avril 2005 au musée Zadkine, à Paris.


? Ecoute et commentaires
les 21 et 22 février 2006 à 19h15
Une proposition de Bruno Boussagol

Ecoute et commentaire des bandes enregistrées par France culture.
Avec Valère Novarina (auteur), Alain Trutat (réalisateur à France culture) Bruno Boussagol(metteur en scène à Brutde béton production).
(durée 1h15)

Sur scène un magnétophone à bande et des enceintes acoustiques.
Durant 1heure 15mn, en présence de Valère Novarina et d'Alain Trutat qui a réalisé pour France culture de nombreux enregistrements des textes de Valère Novarina nous écouterons des moments de ces enregistrements. Bruno Boussagol favorisera une parole en directe.


? Festins Novarina
les 14 janv et 25 février 2006 à 21h
Novarina en musique: Christian Paccoud reprend les musiques des spectacles de V. Novarina.
(Le Repas, L?Opérette imaginaire, L?Origine rouge, La Scène?) avec des invités surprise parmi les acteurs de Novarina.


?Exposition, Librairie du 10 janvier au 25 février de 18H à 21H

EXPOSITION : Maquettes de décors, dessins et toiles de Valère Novarina. Vernissage le sam 14 janvier 2006 à 19H30.


LIBRAIRIE, LECTURE, PROJECTIONS
Samedi 28 Janvier 21H
Lectures par Valère Novarina avec les Edition P.O L
sortie le 19 janvier 2006 : L?Espace furieux , Lumières du corps, La scène (DVD), Au Dieu Inconnu suivi de Sauve qui peut (CD).



Renseignements Pratiques :

Moyens d?accès métro ligne 4 (Château Rouge), ligne 12 (Marcadet Poissonniers) bus 60, 31, 56 voiture, sortie Porte de la Chapelle.

Prix des places :
Plein tarif : 15 ? ou 20? la soirée deux spectacles.
Tarif réduit (chômeurs, étudiants) : 10 ?
Tarif Abonnés : 5? les 2 premières représentations de chaque spectacle, 10? les suivantes.
La billetterie du Théâtre est ouverte tous les jours de représentations 1/2 h avant le début du spectacle.
Carte d?Abonnement annuel : 10 ? / 1? pour les habitants du quartier

Informations et réservations : 01 42 52 09 14 ou par Internet : www.rueleon.net et resa@rueleon.net
L?accès à la salle n?est pas possible après le début de la représentation.
Pour votre confort, le bar du théâtre est à votre disposition 1/2h avant le début du spectacle et reste ouvert à l?issue de la représentation.
La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite.

? L?avant-dernier des hommes

Du 11 au 27 janvier 2006 à 19h15, du mardi au vendredi.
Compagnie Claude Buchvald, Mise en scène Claude Buchvald
Assistant Sergueï Safonov, Lumière Yves Collet
Avec Claude Merlin

L?AVANT-DERNIER DES HOMMES à été crée en 1997 au Théâtre d?Evreux , Scène nationale, puis joué à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon à l?occasion du Festival d?Avignon , puis au Lavoir Moderne Parisien et au Théâtre National de Bretagne.

« Dehors, un homme tourne sans entrer : il se heurte aux objets, examine de très près les piquets, pierres, cordes, contrepoids, butoirs ; il parle aux fragments, aux roues, aux traverses, à l¹empreinte de ses souliers sur le sol, aux boulons, aux traces, aux herbes folles, aux déchets restés là : cartons, lambeaux de matière plastique, bribes, gants, bouteilles, sandale unique ---tout ce qui est tombé, abandonné, jeté, bougé par le vent ; il tourne ; il va toujours plus près vers ces restes, ces herbes, cette matière sans rien, ce paysage minuscule, cette voie à l?abandon. Il séjourne chez les orties. Il parle aux choses sans nom. »
Valère Novarina
Editions P.O.L.

Il se noue parfois entre un acteur et un rôle un lien privilégié, surtout quand il l?a créé. Est-ce l?acteur qui crée le rôle ? L?inverse quand il s?agit, comme ici, de plus qu?un rôle ? L?Avant-dernier des hommes, c?est quelqu?un. Il possède une existence qui se mêle à la mienne. Même durant ces années où je semble l?abandonner, « l?homme seul au milieu de la forêt urbaine » m?accompagne, me côtoie rudement. Il est là et veut vivre.
Et c?est comme une nouvelle naissance que j?envisage ce retour au Lavoir Moderne Parisien. J?y retrouverai l?Avant-dernier des hommes entre ces murs dont je suis persuadé qu?il les hante toujours. Claude Merlin.

Au théâtre, Claude Merlin a joué dans des spectacles du Théâtre du Soleil, puis de Catherine Dasté, Claude Régy, Tadeusz Kantor, Bruno Bayen, du Théâtre du Campagnol, Philippe Adrien, Marcel Maréchal, Claude Buchvald?Il s?est beaucoup consacré depuis quelques années à l??uvre de Valère Novarina, sous la direction de l?auteur ou de celle de Claude Buchvald, collaborant, pour certains d?entre eux, à la mise en scène : Vous qui habitez le temps, Le repas, La chair de l?homme, L?avant-dernier des hommes, L?Opérette imaginaire?

CLAUDE BUCHVALD
Metteur en scène, comédienne et enseignante au département théâtre de l?Université Paris VIII à St-Denis. Son travail de création est étroitement lié aux investigations qu?elle y mène, dans ses ateliers de recherche depuis 1976. Dans ce cadre elle explore de toutes les façons le champ de l?écriture théâtrale et poétique depuis les premières épopées, les Grecs anciens, les Classiques etc, jusqu?aux Contemporains, avec le souci constant de l?art de l?oralité et de l?espace?
C?est ainsi qu?elle aborde l?oeuvre de Valère Novarina dont elle monte quatre pièces : Vous qui habitez le temps en 1994, Le Repas en 1996, L?Avant-dernier des homme en 1997, L?Opérette imaginaire en 1998 (Festival d?Automne).
Puis elle s?attache à Paul Claudel et met en scène Tête d?or (Festival d?Automne 2002). Elle revisite ensuite les cinq livres de François Rabelais qu?elle adapte pour le théâtre avec Claude Merlin, elle met en scène Morderegrippipio? (MC 93 de Bobigny ? 2003/2004). Elle crée L?Odyssée? la nuit d?après Homère (Théâtre de Caen, IMEC Abbaye d?Ardenne, Théâtre de la Tempête -2005). Elle met en scène Der Schauspieldirecktor de Mozart et Prima la musica, Poi le parole de Antonio Salieri avec Laurence Equilbey à la direction d?orchestre (CNSM de Paris - Cité de la Musique en 2006).

L'AVANT DERNIER DE HOMMES
10 01 2006
EXTRAIT 2MN
LAVOIR MODERNE PARISIEN

? L?avant-dernier des hommes

Du 11 au 27 janvier 2006 à 19h15, du mardi au vendredi.
Compagnie Claude Buchvald, Mise en scène Claude Buchvald
Assistant Sergueï Safonov, Lumière Yves Collet
Avec Claude Merlin

L?AVANT-DERNIER DES HOMMES à été crée en 1997 au Théâtre d?Evreux , Scène nationale, puis joué à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon à l?occasion du Festival d?Avignon , puis au Lavoir Moderne Parisien et au Théâtre National de Bretagne.

« Dehors, un homme tourne sans entrer : il se heurte aux objets, examine de très près les piquets, pierres, cordes, contrepoids, butoirs ; il parle aux fragments, aux roues, aux traverses, à l¹empreinte de ses souliers sur le sol, aux boulons, aux traces, aux herbes folles, aux déchets restés là : cartons, lambeaux de matière plastique, bribes, gants, bouteilles, sandale unique ---tout ce qui est tombé, abandonné, jeté, bougé par le vent ; il tourne ; il va toujours plus près vers ces restes, ces herbes, cette matière sans rien, ce paysage minuscule, cette voie à l?abandon. Il séjourne chez les orties. Il parle aux choses sans nom. »
Valère Novarina
Editions P.O.L.

Il se noue parfois entre un acteur et un rôle un lien privilégié, surtout quand il l?a créé. Est-ce l?acteur qui crée le rôle ? L?inverse quand il s?agit, comme ici, de plus qu?un rôle ? L?Avant-dernier des hommes, c?est quelqu?un. Il possède une existence qui se mêle à la mienne. Même durant ces années où je semble l?abandonner, « l?homme seul au milieu de la forêt urbaine » m?accompagne, me côtoie rudement. Il est là et veut vivre.
Et c?est comme une nouvelle naissance que j?envisage ce retour au Lavoir Moderne Parisien. J?y retrouverai l?Avant-dernier des hommes entre ces murs dont je suis persuadé qu?il les hante toujours. Claude Merlin.

Au théâtre, Claude Merlin a joué dans des spectacles du Théâtre du Soleil, puis de Catherine Dasté, Claude Régy, Tadeusz Kantor, Bruno Bayen, du Théâtre du Campagnol, Philippe Adrien, Marcel Maréchal, Claude Buchvald?Il s?est beaucoup consacré depuis quelques années à l??uvre de Valère Novarina, sous la direction de l?auteur ou de celle de Claude Buchvald, collaborant, pour certains d?entre eux, à la mise en scène : Vous qui habitez le temps, Le repas, La chair de l?homme, L?avant-dernier des hommes, L?Opérette imaginaire?

CLAUDE BUCHVALD
Metteur en scène, comédienne et enseignante au département théâtre de l?Université Paris VIII à St-Denis. Son travail de création est étroitement lié aux investigations qu?elle y mène, dans ses ateliers de recherche depuis 1976. Dans ce cadre elle explore de toutes les façons le champ de l?écriture théâtrale et poétique depuis les premières épopées, les Grecs anciens, les Classiques etc, jusqu?aux Contemporains, avec le souci constant de l?art de l?oralité et de l?espace?
C?est ainsi qu?elle aborde l?oeuvre de Valère Novarina dont elle monte quatre pièces : Vous qui habitez le temps en 1994, Le Repas en 1996, L?Avant-dernier des homme en 1997, L?Opérette imaginaire en 1998 (Festival d?Automne).
Puis elle s?attache à Paul Claudel et met en scène Tête d?or (Festival d?Automne 2002). Elle revisite ensuite les cinq livres de François Rabelais qu?elle adapte pour le théâtre avec Claude Merlin, elle met en scène Morderegrippipio? (MC 93 de Bobigny ? 2003/2004). Elle crée L?Odyssée? la nuit d?après Homère (Théâtre de Caen, IMEC Abbaye d?Ardenne, Théâtre de la Tempête -2005). Elle met en scène Der Schauspieldirecktor de Mozart et Prima la musica, Poi le parole de Antonio Salieri avec Laurence Equilbey à la direction d?orchestre (CNSM de Paris - Cité de la Musique en 2006).

DEVANT LA PAROLE
01 01 1970
EXTRAIT 3MN
LAVOIR MODERNE PARISIEN

? Devant la Parole

Du 31 janvier au 11 février 2006 à 21h.
(relâche le 5) Durée 1h10
Un précipité théâtral mis en scène et interprété par Louis Castel.

Collaboration artistique : Nicolas Struve, Alain Léonesi Lumières : Philippe Grosperrin
Vidéo : Arthur Baudouin Régie générale : François Ridard
Production Le Théâtrographe.

Devant la parole (P.O.L, 1999) est issu de ces carnets que Valère Novarina tient lorsqu?il met en scène, peint, respire. Il s?agit en somme de la marge mais plus encore de l?épicentre de son oeuvre. Le spectacle est né d?une confrontation entre « le texte, l?espace, le souffle, [?" target="_blank"> le moins, le plus, l?élan du moins envers le plus ». C?est un précipité théâtral comme on nous l?enseigne en physique-chimie.
Dans cet ouvrage Valère Novarina est tour à tour prophète, méta et pataphysicien.
Il fustige « ce temps où le matérialisme dialectique, effondré, livre passage au matérialisme absolu ». Il interroge nos modes de pensée et de représentation et s?insurge contre le mauvais usage que notre monde fait des mots. Car, ces derniers ne sont pas « des outils qu?on prend ou qui se jettent » mais de véritables personnes « échangées entre les hommes comme des offrandes et des danses mystérieuses. Ils en savent plus que nous[?" target="_blank">, ils ont résonné bien avant toi ».
Le livre traite aussi de l?espace et du temps croisés dans le corps de l?acteur ; de cette délivrance, de ce suspens du temps que nous offre le théâtre ; de cette tentative déraisonnable de la peinture occidentale de vouloir représenter le temps !

Depuis sa création à l?Ecole d?art d?Avignon à l?occasion du Festival en 2002, et tout au long de sa tournée *2003 ? 2004, Devant la parole a rencontré l?adhésion forte et souvent enthousiaste des spectateurs, étonnés d?entendre et de suivre ainsi un Louis de Funès métaphysique et burlesque, fictif et pourtant au c?ur de notre réalité d?animal du temps, traversé par les mots


Qu?il monte Adamov, K. Dick, Molière, Novarina, Sade, Strindberg, Tchekhov ou ses propres pièces, Louis Castel s?efforce de voyager jusqu?à la structure cachée de l??uvre. Il aime porter la pensée au théâtre, de préférence dans la jubilation. Pour lui, l?image naît du mot plutôt que l?inverse. Cette approche lui a régulièrement permis de fabriquer des objets théâtraux pas toujours identifiés et l?a également inspiré dans une approche singulière du répertoire. L??image projetée ou numérisée est un motif récurrent de la compagnie comme le suggère sa dénomination « Théâtrographe » évocatrice du cinématographe.
La Compagnie a présenté Federman?s d?après l??uvre de Raymond Federman lors du dernier Festival In d?Avignon.

* Musée Réattu (Arles) avec le Théâtre d?Arles, à la Chapelle des Pénitents Blancs avec l?ISTS (Avignon), au Théâtre Vidy (Lausanne), à la Minoterie (Marseille) en partenariat avec le Théâtre de Lenche et le Théâtre du Merlan-Scène nationale Marseille, à l?Hexagone-Scène nationale (Meylan), au Nouveau Théâtre (Besançon) - CDN de Besançon en partenariat avec le Centre Régional des Lettres de Franche Comté, le Musée des Beaux-Arts de Besançon et le Théâtre de la Bouloie.

vous qui habitez le temps
01 01 1970
EXTRAIT 50S


? Vous qui habitez le temps


Du 14 au 24 février 2006 à 21h
(relâche dimanche)
Mise en scène Nicolas Gousseff ? Compagnie Théâtre Qui
Durée 1h 07 mn
Adaptation, mise en scène et scénographie, Nicolas Gousseff
Création marionnettes : Matthew Tinker
Création costumes : Brigitte Massey
Crétion lumières : Eric Wurtz et Daniel Linard
Comédiens manipulateurs : Laurélie Riffault, Brice Coupey, Mathieu Enderlin
Musique et interprétation : Pablo Nemirovsky

Trois comédiens manipulateurs construisent sous nos yeux un monde où circulent des marionnettes avec leur propre histoire, et font résonner la langue de Novarina, toujours du coté de l'inattendu .
C'est abstrait et naïf. C'est grave et drôle. C'est un conte pour l'enfant qui repose dans chaque adulte, et qui ressent la vie sans toujours la comprendre.

Nicolas Gousseff a travaillé avec Philippe Genty avant de créer ses propres spectacles. Il a puisé dans l'écriture de Novarina matière à l'espace de jeu de ses marionnettes : " Les mots sont à la fois la forêt où nous sommes perdus, notre errance, et la manière que nous avons d'en sortir." (V. N)


Comment penser sans les mots ? La voix qui en nous nomme et commente incessamment soi et le monde, ce verbe qui nous précède et nous construit est au c?ur du théâtre de Valère Novarina.
« Nous maintenons le monde en parlant »
Ne pas comprendre est souvent motif de rejet. Or ce qui est le plus important dans l?existence est bien souvent dans ce qui échappe à notre compréhension.
Valère Novarina travaille le langage de manière à nous en délivrer ; il nous réouvre à l?infini de l?univers, au mystère de notre présence.
Vous qui habitez le temps nous parle de la suspension de notre existence, l?inquiétude d?être dans un corps. On s?y retrouve comme après une révolte qui s?apaise.
« Je vais donner ma vie au vivant. Si j?en avais le temps ».
Il redonne en profondeur matière à ce que serait une quête spirituelle.
J?ai cherché dans la mise en scène à mettre en résonance le texte et l?image théâtrale de manière à renouveler l?écoute du spectateur et faire en sorte que le sens apparaisse dans le plaisir de la surprise.
Nicolas Gousseff



Nicolas Gousseff, interprète, marionnettiste, il est formé à l'école du théâtre corporel dans la perspective qu'en tracait Decroux. Après l'école Marceau il travaille avec Gianni de Luigi, Eugène Green, La Cie "la Mandragore" ( l'étrange Mr Knight ). Il est diplomé de la première promotion de l'ESNAM. Collabore avec la Cie Philippe Genty pour le spectacle " Ne m'oublie pas ", puis avec Robert Bober.
Compagnon du Clastic théâtre de 96 à 2000, il participera à quatre de ses création sous la direction de François Lazaro. IL joue avec le théâtre de la Licorne "le cirque de la Licorne ou Bestiaire forain", puis avec "théâtre rouge" dans Fraternité. Fonde le "théâtre qui" à l'occasion de sa mis en scène de " Vous qui habitez le temps ".


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